Réveil tranquille. Première mission trouver du pain, vu l’activité commerçante autour du port en cette saison, c’est pas gagné. En effet, au mois de janvier, au Crouësty, y a rien, tout est fermé. Après avoir fait le tour du port, nous nous rabattons sur l’intermarché qui, lui, est ouvert. Pain, beurre, et chausson aux pommes pour la route.

Petit déjeuner, capitainerie, douche et coup de fil à Antoine pour caler le gruttage du bateau selon son emploi du temps….Vers 10h30,alors que nous commençons à envisager l'appareillage vers les iles enchantées, quand il nous rappelle pour nous dire que la sortie d’eau se fera vers 15h-15h30 ou lundi !!!

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Normal, ça a commencé sur les chapeaux de roues, y a pas de raisons que ça cesse.

C’est mort, nous n’irons pas sur les îles.

Après avoir mangé ensemble, nous commençons à ranger le bateau pour sa sortie de l’eau.

Houat, et Hoëdic, ce sera pour une autre fois, une location, une virée avec Antoine…à voir.

Le premier tri fait, nous nous approchons de la fosse de gruttage, Antoine arrive avec son tractosaure John Deere vert et jaune comme il se doit, et c’est parti. Les sangles sortent le bateau de l’eau, je me demande si Nicolas n’a pas un petit pincement.

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Après tout, ce n’est pas la première fois qu’il le sort de l’eau pour la dernière fois, mais celle-ci semble vraiment être la dernière dernière. Transport épique du voilier sur le ber hydraulique au taquet qui ploie de façon bizarre sous la charge et l'équipage agrippé au cul du tracteur les pieds sur des trucs métalliques qui bougent et les genoux qui frottent sur les roues, une question d'habitude à ce qu'il parait. Arrivé au chantier, nous donnons un petit coup de main aux orfèvres qui calent les 12 tonnes de prise au vent sur un bout de demi ber pas grand et quelques poteaux en bois faméliques. Nous finissons de sortir les voiles pour les faire sécher, nous sortons les sacs, et regroupons ce que Nicolas reviendra chercher avec sa voiture, hé, pas question de laisser le sextant!

Le temps de signer les procurations de ventes de sécher une canette pour sceller l'accord, et nous nous retrouvons chez Antoine pour diner. Il nous invite, et le reliquat de bouffe du bateau ne constituera pas le repas de ce soir car une gargantuesque platée de spaghettis spéciale Sonia nous attend.

Nous finissons la soirée devant un DVD du Vendée Globe Challenge avec un verre, alors que les concurrents essuient des conditions météo de folie, en solo, sur des bêtes de courses….

Demain, nous prenons le train des images plein la tête.

Un projet de descente de la Loire Tours-Saint Nazaire en canoë se profile.