HALE BOPP

02 février 2010

vendredi 15 janvier




Gare de tours,6h30, tiens ? il n'est pas là....

Dans le train,6h45, Ahh? il n'est pas là....


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A La Rochelle, bon, il n'est pas là....

bref, nous sommes 2 sur 3. Pas de mousse. Je ne parle pas de bière, mais du mousse du l'équipage. Pas de réponse aux coups de téléphone...ferait il le mort ?

Tahar nous a fait faux-bond,bon, On fera le convoyage à 2 Nicolas et moi.

Arrivé au bateau dans le port de Rochefort, Hale Bopp est là  dans une sorte de parking plein de bateaux à sec maintenus dans un improbable équilibre par leurs bers. Étonnant. Primo, trouver une échelle pour monter à bord, oui, une échelle, parce que un bateau à terre..c'est haut. Surtout que la bête en question fait dans les 13m et frise les 12 tonnes. Nicolas file à la capitainerie pour s'en faire prêter une et voir pour les formalités de mise à l'eau prévues pour demain midi par la même occasion, pendant que je l'attend bien sagement auprès de sa frégate. Quand il revient c'est pour annoncer que la mise à l'eau, c'est maintenant, tout de suite, ou lundi !!! Les gars de la capitainerie, ne sont pas en gros effectif à cette période de l'année et puis ils avaient un brin oublié... Samedi, y a personne pour ouvrir l'écluse, dimanche, c'est repos, bref, c'est maintenant.


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Bon, bah, maintenant alors !


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Un tour de tracteur, un grutage, et le bateau flotte. Le temps de vérifier l'étanchéité, le bon fonctionnement électrique et moteur, et nous partons manger, invités par Christian, le paternel de Nicolas. on verra après pour le check-up et la préparation.

Un p'tit gastos sympa. L'ancienne cantine d'une usine de bois qui est devenu le resto ouvrier du secteur. Ambiance, table commune et sortie d'atelier devant un plateau tout à fait honnête et une cafetière allumée dans un coin, en libre service, qui laisse cuire et recuire tranquillement son café.

Fin des agapes, Nicolas au bateau pour la mer, moi aux courses pour l'estomac.

Nous avons tout juste le temps! Je grimpe en tête de mât, à 15 mètres de haut tout de même, pour récupérer les drisses. Nous installons les voiles ,les ferlons. Nous commençons à ranger les courses dans le bateau quand le klaxon de l'agent portuaire retentit pour nous dire qu'il ouvre l'écluse tout de suite, avec la marée haute, en nous faisant comprendre qu'après nous il la referme pour quitter son service. En gros, quand on sera sorti, il sera en week-end.

Bon, bah, maintenant alors!

Il est 17h, et nous sommes à l'eau hors du port, prêt à partir. Seulement, la Charente à descendre, c'est 3h jusqu'à l'embouchure, après faudrait rejoindre l'île d'Aix, la nuit tombe, sans parler que la Charente, elle est parcourue par des cargos considérablement plus gros que nous, qui ne sont pas là pour la croisière et qui vont plus vite que nous, qui freinent mal et qui sont moins manœuvrable que nous.... Alors, on verra demain matin, il fera jour! Et puis ça nous permet de finir tranquillement de s'installer. Nous partons nous balader en ville en passant devant le chantier de l'Hermione avant de s'accouder au comptoir d'un bar.

Ben, oui. Il a beau faire froid, faut rester civilisé.



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03 février 2010

samedi 16 janvier



Soirée sympa avec Dominique. Une pionnière des glaces, la première femme à avoir passé, à la voile, un détroit dans les glaces du grand nord, le détroit de Fury and Hecla entre le continent américain et la terre de Baffin. Plusieurs hivernages-banquise à son actif sur Lotus (le bateau), discussion riche, franche, chaleureuse. Des nouvelles de Bernard, son ami, qui est reparti en solo, la mer viscéralement nouée au corps, plutôt sombrer que s'échouer. Une vie.

Retour au bateau, le quai est peu éclairé, la marée est basse et le ponton se trouve dans le noir quasi absolu. Nous voyons le haut du mât preuve que le bateau est encore là, quant à la coque....J'ouvre la voie sur l'échelle. Tête de cordée si on peut dire, dans l'ombre du quai. AAAHHH !!! (c'est mon dernier cri, Nicolas vous le confirmera)

La rampe. Et bien elle s'arrête dans le vide. Deux tubes qui filent vers le noir. J'aurais du me tenir aux barreaux gluants. Je vous dit pas la surprise quand mes mains ont glissé sur rien...et...le fond...le bas...c'est loin ? Tout ça en quelques fractions de secondes bien sûr mais c'est fou ce que l'on pense vite dans ces cas là.

Nicolas rassuré de m'entendre après le bruit sourd me rejoint sur le quai. Une fois monté à bord du voilier nous avons éclairé la zone critique avec les lampes frontales pour nous rendre compte que la rampe s'arrête à environ 3 m du ponton posé sur la vase de la marée basse ! Comme quoi, le judo ça peut servir à apprendre à chuter. Le bateau, lui, est planté dans la boue. Si j'étais tombé là dedans, j'en avais à peu près...jusqu'aux oreilles...sympa...douce odeur.

Ce matin, réveil vers 8h, p'tit déj'chaud, bien chaud, et départ vers 9h. Le temps est gris, il bruine, nous n'en attendions pas moins.


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L'harmonie de couleurs entre le ciel, la rivière, la vase et les roselières est remarquable.


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Le projet initial de sortir de l'embouchure dans l'après-midi pour mouiller l'ancre tranquillement à l'île d'Aix, est revu. Il est 9h, il faut 3h pour sortir de la Charente et nous avons l'après-midi devant nous. On file. La visibilité est mauvaise mais le vent portant nous pousse entre 5 et 7 nœuds. Hardis matelots, cap sur l'île perdue dans la brume.


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Nous accostons en fin d'après-midi à Bobo-island, dans l'avant port de Saint Martin de Ré, du pur Vauban monsieur! Une souille de vase nous accueille, juste assez profonde pour planter la quille sans avoir à passer les écluses et dépendre de la capitainerie pour sortir.


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Capitainerie, météo, douche tonique et plan de navigation pour demain.

Le ponton s'avère aussi fourbe que celui de Rochefort avec une échelle glissante à souhaits. Méfiance.

La météo annonce un peu de baston N.O. En gros, le vent dans le nez, il faudrait tirer des bords en avançant peu dans des conditions « couillues » pour rallier Les sables d'Olonnes dont l'entrée par mer formée est délicate....Demain, on reste là,. On attend que ça passe, d'autant plus que le surlendemain nous devrions avoir un bon vent établi au portant qui nous pousserait gentiment jusqu'à l'île d'Yeu.

Petite ballade dans le port à regarder les bateaux...


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...et puis une p'tite bière avant de manger. Un bar sympa, avec une Mac Evans pression. Platée de nouille copieuse avant de finir la soirée ...au bar avec des Mac Evans . Demain, nous ne naviguons pas et nous n'avons pas la TV à bord. Faut bien occuper la soirée non ?

Nuit d'une traite d'un sommeil de plomb.



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dimanche 17 janvier

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Réveil vers 10h30...avec ciel bleu et mer d'huile ! c'est pas du tout ce qui était prévu ça.

On change les plans ou on reste là ? Si on part, c'est au moteur, au son du moteur, aux odeurs du gasoil. Bof. Et puis, les 2 nuits ont déjà été payées, on reste. Après une matinée tranquille, quelques photos dans le bourg, et une leçon de sextant. Et oui, de sextant, à l'heure du Global Positionning System ( GPS pour les non-anglophone ) et des liaisons par satellite, le sextant revêt le matelot du noble habit de la  marine d'antan.


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Bel objet, marin s'il en est, une mécanique de précision soviétique ( et oui, russe modèle M 1972 )laisse planer un parfum de grand large dès sa prise en main.

Après avoir jeté les pâtes avec l'eau de cuisson (si, si j'en suis capable )et avalé notre maigre tranche de jambon, nous décidons d'aller reconnaître l'île à pied...après la digestion.


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Nous partons pour une bonne ballade le long du littoral ainsi que dans les marais salants, avec une météo printanière malgré les prévisions catastrophiques, agrémentée de papotes sur des sujets divers et variés.


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Quelques oiseaux, et 2 ruches dont une probablement désertée par manque d'équipement de plongée pour abeilles, l'autre encore peuplée malgré les conditions sanitaires craignos. Il n'est pas question d'embarquer une ruche à bord, mais Nicolas et moi réagissons au manque d'intérêt porté à ces nobles insectes.


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De retour à bord avec le soleil couchant pour l'heure de l'apéro, point de Mac Evans mais je crains que la bouteille de Bowmore ait morflé. A table, cassoulet. Dodo.



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04 février 2010

lundi 18 janvier



Réveil tardif qui nous coutera l'escale de l'ile d'Yeu trop lointaine pour la durée du jour, mais il y a encore assez d'eau pour appareiller. Moteur, hissez les voiles, et c'est parti. Ciel bleu, bon vent portant dans le pertuis breton, 5 à 6 nœuds au GPS, c'est pas mal!

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Puis ça faiblit le long de la cote vendéenne. On finit au moteur après le phare des Barges jusqu'à la bouée Pilours. Longue tirée en vue des immenses plages blondes et désertes. L'arrivée au port de St Gilles Croix de Vie est assez drôle, un pépé sur son vélo nous tient en vitesse pure avant de disparaître derrière la digue.

Nicolas y a vécu. C'est une ville qu'il aime bien, pour ma part je ne suis pas sous le charme. Formalités de port, code d'accès sanitaire, et nous partons faire quelques emplettes pour compléter notre garde-manger.


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Bien entendu, au pays des mogettes, il faut prendre des mogettes. Sur le chemin du retour nous avons repéré une enseigne....Chimay! Y aurait-il de la Chimay à la pression ? A vérifier après la douche délicieusement chaude. En effet, un bar à bière belge, avec quelques pressions et quelques bouteilles alléchantes. L'ambiance du bar, malgré que nous ne soyons que très peu de clients à cette heure, et à cette saison, est plutôt sympa. A mi-chemin entre la taverne et la soute d'un navire de la royale, on se sent bien à ce comptoir. Après quelques échanges d'appréciation sur le houblon avec la patronne nous rentrons nous faire chauffer une bonne soupe avec des croutons.


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Ben oui, des fois, dans certaines conditions une soupe en brique ça fait rêver....




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05 février 2010

mardi 19 janvier

En effet, les pêcheurs de civelle sont passés cette nuit comme on nous l'avait dit la capitainerie. Le port étant dans l'embouchure de la Vie d'où le nom du bled, les civelles remontent et sont attendues par les pécheurs. Dure loi, avoir parcouru tant de milles depuis la mer des Sargasses , avoir échappé aux prédateurs voraces pour finir, si prés du but dans les filets d'un marin vendéen qui va les vendre très cher à l'exportation pour le marché espagnol ! On ne peut pas dire que cela m'ait beaucoup dérangé, j'ai bien senti une ou deux vagues claquer le bateau dans un ronronnement de diesel durant la nuit, mais ça ne m'a pas empêché de roupiller.

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Départ vers 10h. Décidément, les compères se lèvent de plus en plus tard. La météo semble favorable, plutôt beau, un peu de vent du S.O. On repasse Pilours et établissons la toile. Partis à belle allure cap N.N.O.


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Il nous faut contourner Noirmoutier pour mouiller au port de l'Herbaubiére. Une navigation à chercher ces foutues bouées dans la grisaille, La bouée du pont d'Yeu d'abord puis Le bavard et Réaumur pour contourner ce sale coin de hauts fonds qui s'étirent assez loin en mer, et puis c'est quand même plus vendeur un bateau sans rayures sur la peinture et sans eau dans l'habitacle. Le temps est couvert, gris à souhaits, la mer est baveuse.


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Nous embouquons le passage entre le phare du Pilier et l'ile, on vire à tribord pour entrer dans le port, enfin nous nous amarrons derrière le bateau des phares et balises pour la nuit.

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Passage à la capitainerie, douches et un petit tour de port dans un crépuscule pluvieux pour constater que tout est fermé ou presque.

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Juste un moment dans un bar glacial tenu par un patron dépressif. Ce soir la ripaille s'impose, soupe, gratin de patates, et endives avec un gouleyant rouquin acheté à St Gilles. Faut ça pour recharger, il ne fait quand même pas très chaud. Faut savoir que le matin, comme le soir, nos paroles se transforment en message de fumée. Non, ce n'est pas un haïku. D'ailleurs, sur l'eau, à part des pêchous laborieux, et les vedettes des affaires maritimes lointaines et c'est tant mieux (il n'est pas impossible que la date de péremption des fusées soit dépassée), il n'y a personne. Devant Les Sables d'Olonnes un voilier avec un grand gênois nous a enfumé propre mais c'est quasiment le seul que nous verrons de toute la virée.

Il est 22h30, rideau.


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06 février 2010

mercredi 20 janvier

Couché tôt, levé tôt. J'ai mis ma montre à sonner à 7h, nous avons pas mal de route à faire aujourd'hui (40 milles, soit à peu prés 75 bornes). Un p'tit vent nous pousse dans le ciel clair de la matinée naissante.

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Une houle formée donne un peu de piment dans la tenue du cap. Nous «piquons» droit sur les cargos au mouillage d'attente au large de l'estuaire de la Loire .Un cargo hollandais que nous frôlons nous fait un petit coucou, ou plutôt un membre de l'équipage de quart à la passerelle avec ses jumelles sur le nez.

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Nous tirons un pré serré pour le passage des bouées et le contournement du récif de la Banche. Puis le vent faiblit en arrivant au large du Croisic. Après avoir mangé notre soupe -on en a un peu marre (nos intestins aussi )des haricots, mogettes, et autres cassoulet, heureusement que nous sommes au grand air - nous décidons d'enrouler le Yankee et de poursuivre au moteur avec juste la Grand voile bordée plat pour limiter le roulis, 2 noeuds c'est vraiment pas raisonnable.

Nicolas descend se faire une petite sieste postprandial pendant que je garde le cap tout en surveillant l'horizon qui s'assombrit sur une mer d'un vert émeraude luminescent qui annonce le grain.

ciel










En effet, quelques minutes plus tard,l'eau et le vent sont là.  Nicolas émerge de sa torpeur en sentant du bateau prendre de la gîte pour relancer le yankee et prendre un ris dans la grand voile. Le bateau reprend de la vitesse et la barre de la vie. Mais un grain , c'est un grain et ça ne dure pas, et nous finissons au moteur sur une mer d'huile.

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Nous traversons une forêt de casiers sur le haut fond de La Recherche pour nous aligner entre les bouées de l'entrée du chenal, mettre ses bas si rouges et son tricot vert pour rentrer au port...les initiés comprendront....bâbord-cylindrique-rouge et tribord-conique-vert...

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Mission accomplie.

Le port du Crouësty est le port de plaisance par excellence. Plein de bateaux, dont des fortunes flottantes. Visiblement, dans le secteur de la plaisance, les écarts se sont creusés.

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Coup de fil à Antoine, un ancien collègue de Nicolas, qui vient de racheter un chantier naval pour y installer sa boite de plaisance. Hale Bopp ira sur son chantier pour y être mis en vente.

Après une tournée au bar du coin, il n'y en a qu'un d'ouvert à cette saison, et une visite rapide de son chantier fraichement installé, nous partons manger chez lui. Pas le temps de faire des courses nous apportons nos victuailles de bord pour ne pas taper l'incrust'. Et voilà, repas kaléidoscope avec gnocchi et saucisses avant de retourner dormir sur le bateau. On espère bien se faire une dernière virée sur les îles d'Houat ou Hoëdic, en face, demain. Les escales prévues sur l'île d'Aix, et l'île d'Yeu ont été annulées, alors peut-être qu'on peut se faire plaisir encore un peu avec ce bateau à 8-9 milles juste en face !

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A voir demain, avec les conditions météo, et la réservation de la grue.




 

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07 février 2010

jeudi 21 janvier



Réveil tranquille. Première mission trouver du pain, vu l’activité commerçante autour du port en cette saison, c’est pas gagné. En effet, au mois de janvier, au Crouësty, y a rien, tout est fermé. Après avoir fait le tour du port, nous nous rabattons sur l’intermarché qui, lui, est ouvert. Pain, beurre, et chausson aux pommes pour la route.

Petit déjeuner, capitainerie, douche et coup de fil à Antoine pour caler le gruttage du bateau selon son emploi du temps….Vers 10h30,alors que nous commençons à envisager l'appareillage vers les iles enchantées, quand il nous rappelle pour nous dire que la sortie d’eau se fera vers 15h-15h30 ou lundi !!!

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Normal, ça a commencé sur les chapeaux de roues, y a pas de raisons que ça cesse.

C’est mort, nous n’irons pas sur les îles.

Après avoir mangé ensemble, nous commençons à ranger le bateau pour sa sortie de l’eau.

Houat, et Hoëdic, ce sera pour une autre fois, une location, une virée avec Antoine…à voir.

Le premier tri fait, nous nous approchons de la fosse de gruttage, Antoine arrive avec son tractosaure John Deere vert et jaune comme il se doit, et c’est parti. Les sangles sortent le bateau de l’eau, je me demande si Nicolas n’a pas un petit pincement.

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Après tout, ce n’est pas la première fois qu’il le sort de l’eau pour la dernière fois, mais celle-ci semble vraiment être la dernière dernière. Transport épique du voilier sur le ber hydraulique au taquet qui ploie de façon bizarre sous la charge et l'équipage agrippé au cul du tracteur les pieds sur des trucs métalliques qui bougent et les genoux qui frottent sur les roues, une question d'habitude à ce qu'il parait. Arrivé au chantier, nous donnons un petit coup de main aux orfèvres qui calent les 12 tonnes de prise au vent sur un bout de demi ber pas grand et quelques poteaux en bois faméliques. Nous finissons de sortir les voiles pour les faire sécher, nous sortons les sacs, et regroupons ce que Nicolas reviendra chercher avec sa voiture, hé, pas question de laisser le sextant!

Le temps de signer les procurations de ventes de sécher une canette pour sceller l'accord, et nous nous retrouvons chez Antoine pour diner. Il nous invite, et le reliquat de bouffe du bateau ne constituera pas le repas de ce soir car une gargantuesque platée de spaghettis spéciale Sonia nous attend.

Nous finissons la soirée devant un DVD du Vendée Globe Challenge avec un verre, alors que les concurrents essuient des conditions météo de folie, en solo, sur des bêtes de courses….

Demain, nous prenons le train des images plein la tête.

Un projet de descente de la Loire Tours-Saint Nazaire en canoë se profile.

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